Saint-Hyacinthe, le 13 mai 2026 – La Ville de Saint-Hyacinthe appuie la démarche entreprise par l’Union des municipalités du Québec (UMQ) visant à revoir la fiscalité municipale afin de permettre aux municipalités de répondre adéquatement aux besoins croissants de la population.
Le rapport « Constats et perspectives : Solidifier la base pour avoir les moyens d’agir », dévoilé par la Chaire de recherche en fiscalité et finances publiques de l’Université de Sherbrooke aux Assises de l’UMQ à Québec, met en lumière une réalité préoccupante : les responsabilités des municipalités augmentent constamment, alors que les ressources financières disponibles ne suivent pas le même rythme. Sans changement majeur, les municipalités devront composer avec un manque à gagner, estimé à 9 milliards de dollars d’ici 2035 afin de répondre adéquatement aux besoins de la population.
Le rapport souligne notamment que la part des municipalités dans le Programme québécois des infrastructures (PQI) est passée de 7,9 % en 2016 à seulement 4,4 % en 2026, malgré l’augmentation importante des besoins en infrastructures municipales partout au Québec.
Il rappelle également que les revenus municipaux ont progressé moins rapidement que ceux des autres paliers de gouvernement au cours des dernières années, limitant ainsi la capacité des municipalités à maintenir et à développer les services attendus par la population.
À Saint-Hyacinthe seulement, ce sont plus de 500 millions de dollars qui devront être investis dans les infrastructures d’eau au cours de la prochaine décennie afin d’assurer le maintien et la modernisation des réseaux essentiels à la population et au développement de la ville.
« Les municipalités sont au cœur du quotidien des citoyens. Nous devons entretenir nos routes, nos infrastructures d’eau, nos bâtiments et nos équipements, tout en répondant à des enjeux de plus en plus complexes, comme le logement, l’adaptation aux changements climatiques, la mobilité et le soutien aux populations vulnérables. Or, les coûts augmentent beaucoup plus rapidement que les revenus municipaux.
Malgré une gestion rigoureuse des finances publiques municipales, les outils fiscaux actuels ne permettent plus de répondre pleinement aux défis auxquels nous faisons face. Les municipalités doivent pouvoir compter sur un financement plus prévisible, durable et adapté aux réalités d’aujourd’hui », souligne monsieur André Beauregard, maire de la Ville de Saint-Hyacinthe.
La Ville de Saint-Hyacinthe réitère ainsi son appui à la démarche de l’UMQ et souhaite que les travaux en cours permettent d’établir des solutions concrètes afin d’assurer la pérennité des infrastructures et des services municipaux partout au Québec.
Source : Direction des communications et de la participation citoyenne